Résumé :
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La scolarisation s'est fortement développée en France depuis la fin du 19e siècle. Ce phénomène est étudié du point de vue des destinées scolaires : les élèves, leurs familles et la réussite scolaire. La dernière décennie, avec l'objectif de 80 % d'une classe d'âge au baccalauréat, a vu croître les effectifs de l'enseignement secondaire et supérieur mais aussi évoluer les inégalités inhérentes à l'origine sociale, au sexe, à la nationalité et au recours à l'enseignement privé. L'investissement scolaire des familles s'est intensifié depuis les années 1960 et constitue un médiateur puissant des transformations sociales induites par la prolongation des cursus. Mais l'inadaptation des pratiques pédagogiques ou la peur du chômage favorisent la formation, pour certains, d'un rapport utilitariste à l'école qui joue au détriment de l'appropriation des savoirs et de la réussite scolaire. Le bilan modeste des ZEP et des programmes de soutien scolaire en est un signe. En matière de relation formation-emploi, précédée d'un rappel historique et théorique, la divergence des destinées professionnelles selon le sexe et l'origine nationale est étudiée. Des éléments de comparaison européenne sous-tendent la réflexion sur le système de formation à la française.
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