Résumé :
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Les inégalités salariales de sexe demeurent de l'ordre de 30 % dans l'ensemble des pays occidentaux. Les causes les plus connues sont les écarts entre les niveaux d'éducation ou de l'expérience professionnelle. La prise en compte d'éléments plus proches du domaine juridique permet d'en découvrir d'autres comme le faible poids des femmes dans les syndicats ou la ségrégation du marché du travail (entre emplois dits féminins ou masculins). En effet, l'examen des systèmes d'évaluation, de classification des fonctions et des emplois révèle avantager systématiquement les hommes au détriment des femmes. Les pays où les écarts sont les plus forts (Luxembourg, Irlande, Royaume-Uni) sont ceux dans lesquels près de la moitié de la force de travail n'est pas couverte par les conventions collectives, où l'entreprise demeure l'instance de négociation. Diverses expériences étrangères (Canada, Suède ou Australie par exemple), relatées sous forme d'études de cas, soulignent les points forts de ce travail.
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