Résumé :
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Trois dispositifs de certification et de validation co-existent. Celui de l’Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur dont les modalités d'attribution contribuent à renforcer le caractère académique et élitiste du système et ne répond pas suffisamment aux attentes des adultes. L'homologation, qui voit atténuer son rôle premier, l'attribution d'un niveau aux titres homologués, et tend vers une fonction de concertation et de dialogue entre les partenaires en jeux. Enfin, les certificats de qualification professionnelle, dont l'extension est très limitée. Entre ces trois dispositifs, des logiques indépendantes voire contradictoires sont en œuvre. Le rôle des différents acteurs est mal défini. L'observation des différents systèmes européens n'apporte pas d'alternative ou de réponse à la situation française, mais peut en favoriser la cohérence. Des mesures pourraient être envisagées, visant à limiter le caractère élitiste et sélectif du système et la course au diplôme, à améliorer sa lisibilité et éviter les doubles emplois : dissociation des modalités de certification et du processus de formation, développement des formes de validation faisant une plus large place à la reconnaissance des acquis expérientiels, clarification de la fonction de l'homologation, élaboration de certificats professionnels de branche, voire inter-sectoriels.
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