Résumé :
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L'intervention d'artistes dans le cadre scolaire a commencé à se développer dans les années 70 pour connaître une formalisation à travers le "Protocole d'accord Education nationale-Culture" en 1983. Une loi sur les enseignements artistiques est finalement signée en janvier 1988. Ces différents dispositifs législatifs sont marqués par un débat entre une démarche qualitative : impliquer les créateurs dans le travail à l'école, et quantitative : démocratiser l'accès de tous les enfants à la culture. Cette étude (centrée sur l'école maternelle et élémentaire) dresse un portrait des intervenants artistiques afin d'identifier leurs compétences effectives et leurs modes d'intervention réels. Grâce aux enquêtes menées dans trois départements (Loire, Somme, Vienne), on constate que, bien qu'en augmentation quantitative, il n'y a pas de modèle unique d'intervenant. Ils sont aussi bien des artistes exerçant leur art et vivant de leurs créations que des professionnels maîtrisant des techniques spécifiques et/ou en rapport étroit avec l'art. Au-delà de ce panorama, l'étude s'intéresse aussi aux processus de choix des intervenants et à un repérage des éléments qui structurent leurs réseaux. La conclusion aborde le rôle du ministère de la Culture : gestionnaire des moyens ou initiateur de nouvelles politiques culturelles pour l'école à travers une réorientation des financements et des modes d'intervention ?
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