Résumé :
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L'objet de cette thèse consiste à montrer comment la formation initiale, la recherche et l'innovation industrielle organisent l'espace Bourgogne-Franche-Comté par des mouvements de concentration et de déconcentration d'information et de population. Ces trois éléments concourent à faire du Centre-Est un espace polarisé par Dijon, Besançon et métropolisé par Paris, Lyon, Strasbourg ou Nancy. La formation initiale constitue pour les villes un vecteur d'attraction sur leur périphérie, elle provoque des migrations ascendantes dans la hiérarchie urbaine. La recherche induit un fonctionnement vertical du Centre-Est, où les villes ne tissent des relations qu'avec des métropoles extérieures à la région, dont la principale est Paris. Ces mouvements s'opèrent à contresens de la diffusion de l'innovation industrielle, qui se fait des grandes villes vers les petites par le biais de stages d'étudiants d'écoles d'ingénieurs, d'IUT ou de STS. La grande stabilité de ces mouvements dans l'espace engendre une forte inertie dans l'organisation de l'espace.
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