
Titre : | Femmes et sciences, une équation improbable ? L'exemple des normaliennes scientifiques et des polytechniciennes. (1996) |
Auteurs : | Catherine Marry ; Françoise Imbert ; Michèle Ferrand |
Type de document : | Article : texte imprimé |
Dans : | Formation emploi (n° 55, juillet septembre 1996) |
Article en page(s) : | pp. 26-33 |
Langues: | Français |
Catégories : |
Thésaurus CEREQ FEMME ; ENSEIGNEMENT GRANDE ECOLE ; NIVEAU I-II ; SCIENCE ; ACCES A L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ; EFFECTIF ; REPRESENTATION DE LA FORMATION ; MATHEMATIQUE ; PHYSIQUE ; CHIMIE ; BIOLOGIE ; ORIENTATION SCOLAIRE-PROFESSIONNELLE ; ORIGINE SOCIALE ; ETUDIANT ; FILIERE DE FORMATION ; DIVISION SEXUELLE DE LA FORMATION ; ENQUETE FQP - FORMATION ET QUALIFICATION PROFESSIONNELLE ; ENQUETE ; FRANCE |
Résumé : | Après la "mixité" de l'Ecole Polytechnique (en 1972) et de l'ENS d'Ulm (en 1986), la présence des filles s'est lentement accrue dans la première mais a fortement diminué dans les promotions de mathématiciens et de physiciens de la seconde. Comment expliquer ce maintien relatif de l'hégémonie masculine dans ces deux écoles dans un contexte d'essor sans précédent des scolarités féminines ? Qui sont celles qui y sont entrées, échappant ainsi au processus d'élimination progressive au fil du cursus d'excellence scolaire qui passe, en France, par la prééminence des mathématiques et de la physique ? L'analyse de normaliens et de polytechniciens des promotions 1985-90 met au jour des différences sexuées dans les choix disciplinaires. A performances scolaires équivalentes, les filles optent plus souvent pour la biologie, moins pour la physique, moins encore pour les mathématiques. Ces résultats ne sont pas toujours l'expression de choix moins "rentables", liés à l'intériorisation de leur place sociale de dominées. Ils sont aussi l'expression d'une moindre pression exercée sur elles que sur les garçons à "réussir" dans une voie unique de l'excellence, celle des mathématiques. L'absence de sur-sélection scolaire et sociale des normaliennes et, dans une moindre mesure, des polytechniciennes de notre enquête conduit aussi à nuancer cette thèse. Devenir polytechnicienne ou normalienne scientifique, pour une femme, est toujours peu probable mais moins impensable qu'il y a vingt ans. |
Document Céreq : | Oui |
Documents numériques (1)
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