Résumé :
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Depuis le début des années soixante-dix, "l'Ecole de la régulation" s'est penchée sur les structures, les institutions et les transformations des économies et des sociétés contemporaines. Avec la crise économique, de nouveaux champs de réflexion ouverts sur l'ensemble des sciences sociales, se sont fait jour. Favoriser le développement de ces nouvelles recherches et établir des comparatifs avec les problématiques voisines, tels sont les enjeux de "l'Année de la régulation". Ce premier volume s'articule autour de deux axes. L'un est centré sur la construction européenne. Il s'interroge sur la future forme institutionnelle de l'Europe (Etat unitaire, fédération ou confédération, ou au contraire orientation vers une forme totalement nouvelle d'institution ?), et son nouveau régime de croissance étroitement dépendant des quatre grandes formes institutionnelles (le régime monétaire, les formes de la concurrence, le régime salarial, les formes d'interventions publiques). Il fait également le point sur le développement et l'extension des influences européennes ("l'européanisation") à travers l'Histoire. L'autre se consacre à de nouveaux champs et méthodologies de recherche : une méthode structurale de comparaisons intersociétales des systÚmes nationaux de protection sociale, la crise italienne (une interprétation en termes de dynamique endogÚne), les études régionales (une approche régulationniste), l'hypothÚse de "la relation hiérarchisée marché-firme" et l'économie japonaise d'aprÚs-guerre (une analyse en termes d'incitation et de flexibilité).
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