
Titre : | Depuis 2018, l’apprentissage s’ouvre massivement aux formations du supérieur et des services |
in : | |
Auteurs : | Émeline Jounin ; Guirane Ndao ; Willy Thao Khamsing ; Aurore Domps |
Type de document : | texte imprimé |
Editeur : | Paris : Insee, 2025 |
Collection : | Insee Références |
Sous-collection : | Mesurer pour comprendre |
Format : | pp. 59-69 |
Langues: | Français |
Catégories : |
Thésaurus CEREQ APPRENTISSAGE ; ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ; ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ; MESURE POUR L'EMPLOI ; LEGISLATION DE L'APPRENTISSAGE ; CFA - CENTRE DE FORMATION D'APPRENTIS ; EFFECTIF ; FEMME ; INSERTION PROFESSIONNELLE ; ENQUETE EFE-a ; RUPTURE D'APPRENTISSAGE ; FRANCEOrganisme Cité Enquête SIFA ; Centre d'études et de recherches sur les qualifications |
Résumé : |
À la suite de la loi de 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », qui a réformé l’apprentissage, et de l’introduction en 2020 d’une aide exceptionnelle aux employeurs d’apprentis dans un contexte de crise sanitaire, le nombre d’apprentis en France a plus que doublé en cinq ans, pour atteindre 1 021 500 apprentis en décembre 2023.
La hausse du nombre d’apprentis concerne tous les niveaux de diplôme, mais elle est particulièrement marquée dans l’enseignement supérieur. Les apprentis de l’enseignement supérieur deviennent ainsi majoritaires : 62 % des apprentis en 2023 contre 39 % en 2017. En lien avec cette augmentation dans le supérieur, les formations préparées en apprentissage relèvent désormais plus souvent des services que de la production. Dans le même temps, la part des femmes parmi les apprentis a augmenté mais elle reste encore minoritaire. Par ailleurs, le taux de rupture des contrats d’apprentissage au cours des neuf premiers mois de contrat a légèrement augmenté entre 2017 et 2022 (+2 points, pour atteindre 21 % en moyenne). Dans le secondaire, les apprentis viennent plus souvent d’un milieu favorisé que les lycéens professionnels. En IUT et en licence professionnelle, l’origine sociale des apprentis est similaire à celle des étudiants de la voie scolaire. En master, écoles d’ingénieurs et de commerce, elle est plutôt moins favorisée que celle des étudiants de la voie scolaire. Après leur formation, les apprentis s’insèrent mieux sur le marché du travail que leurs homologues de la voie scolaire, notamment dans le secondaire. Une partie d’entre eux trouvent un emploi dans l’entreprise où ils ont fait leur apprentissage, et plus globalement le profil de la population des apprentis diffère de celui des élèves de la voie professionnelle sous statut scolaire, en termes d’origine sociale et de parcours scolaire. Les apprentis peuvent également différer des autres élèves ou étudiants par d’autres caractéristiques, plus difficiles à mesurer, comme la motivation, le réseau de l’entourage ou la connaissance des codes du monde du travail. |
Document Céreq : | Non |
En ligne : | https://www.insee.fr/fr/statistiques/8305566?sommaire=8306008 |
Documents numériques (1)
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