
Titre : | Des mobilités résidentielles de début de carriÚre moins favorables aux femmes (2009) |
Auteurs : | Jean-Jacques Arrighi ; Céline Gasquet ; Valérie Roux |
Type de document : | Article : document Ă©lectronique |
Dans : | Economie et statistique (n° 415-416, mars 2009) |
Article en page(s) : | pp. 61-80 |
Langues: | Français |
Catégories : |
Thésaurus CEREQ GENRE ; CHEMINEMENT PROFESSIONNEL ; CONDITION DE VIE ; DIVISION SEXUELLE DU TRAVAIL ; FEMME ; INEGALITES ; MOBILITE GEOGRAPHIQUE ; STATISTIQUE D'EMPLOI ; FRANCEAffiliation Céreq Céreq - DEEVA |
RĂ©sumĂ© : | 40 % des 742 000 jeunes sortis de formation initiale en 1998 ont dĂ©mĂ©nagĂ© et changĂ© de zone d'emploi au cours de leurs sept premiĂšres annĂ©es de vie active. Ils sont mĂȘme 13 % Ă avoir connu au moins deux changements. Dans sept cas sur dix, ces changements conduisent les jeunes Ă changer de dĂ©partement et environ une fois sur deux Ă s'installer dans une autre rĂ©gion. Dans 15 % des cas, il s'agit d'un retour vers la rĂ©gion qu'ils avaient quittĂ©e en cours d'Ă©tudes. L'ancrage territorial apparaĂźt donc faible au sein des nouvelles gĂ©nĂ©rations. Si les jeunes sont dans leur grande majoritĂ© potentiellement mobiles, tous ne le sont pas dans les faits. Plusieurs facteurs influencent la dĂ©cision de migration. Certains, souvent citĂ©s, sont confirmĂ©s : l'Ăąge, le niveau de diplĂŽme, les expĂ©riences antĂ©rieures de mobilitĂ© et la prĂ©sence d'enfants. D'autres sont mis en Ă©vidence, comme le fait d'avoir des parents nĂ©s Ă l'Ă©tranger, et la situation d'emploi : relativement aux individus employĂ©s avec des contrats de travail instables (CDD, intĂ©rim, contrats aidĂ©s), les chĂŽmeurs sont plus mobiles et les personnes qui ont un emploi Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e le sont moins. Par ailleurs, le genre et la situation matrimoniale ne sont pas sans effet. Ainsi, dans les couples, le niveau de diplĂŽme des femmes perd son influence significative sur la propension Ă migrer quand celui des hommes la conserve. Les mobilitĂ©s rĂ©sidentielles et professionnelles sont souvent liĂ©es. Les deux tiers des migrations de zone d'emploi s'accompagnent d'un changement professionnel. Mais, pour les migrants vivant en couple, les changements d'emploi concernent beaucoup plus les hommes que les femmes et la diffĂ©rence s'accroĂźt avec le temps. Les femmes sont, elles, davantage touchĂ©es par des transitions entre l'emploi et le non-emploi. Les femmes en couples ayant migrĂ© sont ainsi en proportion trois fois plus nombreuses (13 %) que les hommes (4 %) Ă avoir perdu leur emploi. (Source : INSEE) |
Note de contenu : | Disparités territoriales. |
Document Céreq : | Non |
En ligne : | https://www.persee.fr/doc/estat_0336-1454_2008_num_415_1_7020 |