
Titre : | Automatisation et qualification : une relation équivoque (quelques tendances de la recherche actuelle). (1987) |
Auteurs : | Stéphane Beaud |
Type de document : | Article : texte imprimé |
Dans : | La Note de l'IRES (n° 13, 3e trimestre 1987) |
Article en page(s) : | pp. 15-32 |
Langues: | Français |
Catégories : |
Thésaurus CEREQ EVOLUTION DES QUALIFICATIONS ; MUTATION TECHNOLOGIQUE ; QUALIFICATION ; OUVRIER ; CLASSIFICATION D'EMPLOI ; ORGANISATION DU TRAVAIL ; SAVOIR PROFESSIONNEL ; RECONVERSION PROFESSIONNELLE ; QUALIFICATION COLLECTIVE ; OUVRIER QUALIFIE ; OUVRIER NON QUALIFIE ; DEQUALIFICATION ; STATISTIQUE ; GESTION DE L'EMPLOI ; MARCHE DU TRAVAIL ; STRUCTURE D'EMPLOI ; RESTRUCTURATION DES TACHES ; ETUDE DE CAS ; FRANCE |
Résumé : |
Examen de la recherche sur les mutations technologiques (introduction des nouvelles technologies et automatisation) et les tranformations, dans la crise, des formes de gestion de la main-d'oeuvre. Ces mutations technologiques affectent le fonctionnement du marché du travail et s'accompagnent de changements conséquents de la relation formation-emploi-qualification. Selon l'auteur, les recherches actuelles abandonnent le modèle du déterminisme technologique et mettent l'accent sur la complexité des interactions entre les variables économiques, sociales, organisationnelles... qui jouent un rôle dans l'introduction, l'apprentissage et la diffusion des nouvelles technologies. On constate de grandes difficultés pour isoler l'impact de l'automatisation sur les qualifications : - l'évolution des classifications par branche montre, depuis 1975, un déplacement vers le haut (non imputable aux seules mutations technologiques, statistiquement difficiles à saisir) ; - au niveau des nombreuses monographies d'entreprises, l'appréhension de la relation automatisation-qualification peut être simplifiée, mais à la complexité des interactions déjà évoquée correspond la grande diversité des résultats. Les tendances récentes montrent que l'introduction des nouvelles technologies entraîne une mutation du travail ouvrier (non sa disparition) : avec l'automatisation il devient "plus intellectualisé", requiert une autre formation et de nouveaux savoirs. En fait, selon l'auteur l'automatisation n'implique pas tant une déqualification qu'une disqualification et une remise en cause de l'identité ouvrière. Période couverte par le document : 1975-1983 |