Résumé :
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La barbarie douce aboutit à la décomposition des repères structurant le vivre ensemble et l'action collective. Elle rend difficile l'opposition au libéralisme, parce qu'héritière d'une partie de l'idéologie de mai 68, elle se réclame de l'émancipation de l'individu et agit au nom de la modernisation. Elle opère à travers les outils du management et de l'analyse des compétences individuelles pour manipuler les salariés et déshumaniser le travail. En entreprise comme à l'école, se développent l'injonction à l'autonomie et à la responsabilité, l'évaluation puis la promotion de relations contractuelles. Des résistances émergent cependant au sein des syndicats, des administrations et des entreprises, qu'une réforme de la formation au management, le développement de la culture générale au sein de l'éducation permanente et la conservation des missions essentielles de l'école, la transmission des savoirs et de l'héritage culturel, pourraient soutenir ou encourager.
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