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| Titre : | Les errances du team building. Quand les jeunes diplÎmés dénoncent les absurdités des séminaires de cohésion (2023) |
| Auteurs : | Thomas Simon ; Xavier Philippe |
| Type de document : | Article : document électronique |
| Dans : | Revue internationale de psychosociologie et de gestion des comportements organisationnels (Vol. XXIX, n° 78, 2023/78) |
| Article en page(s) : | pp. 99-119 |
| Langues: | Français |
| Catégories : |
Thésaurus CEREQ JEUNE ; REPRESENTATION DU TRAVAIL ; PRATIQUE DE GRH ; SOCIALISATION PROFESSIONNELLE ; SOCIOLOGIE DES ORGANISATIONS ; EVALUATION ; FRANCE |
| RĂ©sumĂ© : | Depuis les annĂ©es 1980, les sessions de team building ont fleuri dans les entreprises jusquâĂ devenir des solutions prĂȘtes Ă lâemploi qui ont malheureusement tendance Ă faire fuir les meilleurs collaborateurs. Entre mode managĂ©riale et volontĂ© dâesthĂ©tiser le quotidien des salariĂ©s, le team building nâa pas toujours les effets escomptĂ©s sur la cohĂ©sion des Ă©quipes. Ă lâinverse, lâinjonction permanente au fun sur lesquelles ces sessions reposent a un effet contre-productif sur les participants. En brouillant les cartes entre amusement et travail, le team building peut faire surgir des sentiments de dissonance chez les collaborateurs, sources dâinconfort et de malaise. En nous appuyant sur 35 entretiens rĂ©alisĂ©s auprĂšs de jeunes diplĂŽmĂ©s de Grandes Ăcoles de commerce et dâingĂ©nieurs françaises, cette recherche nous permet de mettre en Ă©vidence les apories de ces sĂ©minaires de cohĂ©sion. Le recueil du vĂ©cu des participants montre sans concession les limites du team building tel quâil est organisĂ© traditionnellement. Ceux-ci insistent particuliĂšrement sur le caractĂšre souvent « ridicule » de ces moments censĂ©s leur permettre de vivre une expĂ©rience amusante et inoubliable. De façon paradoxale, certains soulignent lâĂ©mergence dâune connivence dans la gĂȘne partagĂ©e. Pour autant, ils ne rejettent pas en bloc le principe mĂȘme du team building et proposent de nouvelles maniĂšres dâorganiser ces sessions. Celles-ci doivent notamment ĂȘtre basĂ©es sur des temps de rencontre ad hoc et informels impulsĂ©s par les salariĂ©s eux-mĂȘmes. En dâautres termes, le team building doit ĂȘtre envisagĂ© comme une anecdote sympathique, sans grandiloquence, ni attentes dĂ©mesurĂ©es quant Ă la structuration du collectif. |
| Document Céreq : | Non |
| En ligne : | https://doi.org/10.3917/rips1.078.0099 |





