
Titre : | Le travail comme analyseur des tensions dans la construction épidémiologique de causes et de responsabilités (2019) |
Auteurs : | Émilie Counil |
Type de document : | Article : document électronique |
Dans : | Sociologie du travail (vol. 61, n° 2, avril-juin 2019) |
Article en page(s) : | mis en ligne le 05 juin 2019 |
Langues: | Français |
Catégories : |
Thésaurus CEREQ SANTE ; HYGIENE-SECURITE ; SANTE AU TRAVAIL ; CONDITION DE TRAVAIL ; ETUDE DE CAS ; INDUSTRIE CHIMIQUE ; INEGALITE SOCIALE ; FRANCE |
Résumé : | La démarche épidémiologique concourt à construire des preuves scientifiques de relations de cause à effet en matière de santé des populations. Appliquée aux activités productives, elle a contribué aux avancées en matière de régulation des risques professionnels, parfois au-delà des murs de l’usine. Toutefois, les dernières décennies sont marquées par des difficultés à produire de nouvelles connaissances, non seulement sur les risques émergents, mais aussi sur les risques qui se cumulent au cours de la vie professionnelle et au-delà . À ce titre, le travail peut être analysé comme un terrain particulier d’expression des conflits de normes qui traversent la discipline et qui, précisément, compliquent l’émergence d’un discours scientifique sur les responsabilités au/du travail. Au cœur de ces tensions, les débats autour de l’inférence causale occupent une place centrale, aussi bien par leurs implications en termes de prévention que de réparation. Les modèles de multi-causalité qui renvoient à des régimes de responsabilités partagées tendent finalement à accorder un poids prépondérant aux facteurs dits comportementaux, y compris dans l’analyse des différentiels de santé et de mortalité entre groupes socio-professionnels. Face à une certaine forme de cécité vis-à -vis des travailleurs cumulant les désavantages, certains chercheurs appellent à une prise en compte du travail dans ses différentes dimensions comme déterminant à part entière des inégalités sociales de santé. (Source : revue) |
Document Céreq : | Non |
En ligne : | https://journals.openedition.org/sdt/18116 |