
Titre : | Le(s) marche(s) du travail européen (2019) |
Auteurs : | Eric Heyer ; Pierre Madec |
Type de document : | Article : document Ă©lectronique |
Dans : | Revue de l'OFCE (n° 158, 2018/4) |
Article en page(s) : | pp. 37-58 |
Langues: | Français |
Catégories : |
Thésaurus CEREQ SITUATION DU MARCHE DU TRAVAIL ; EUROPE ; COMPARAISON INTERNATIONALE ; STATISTIQUE D'EMPLOI ; PRODUCTIVITE DU TRAVAIL ; SALAIRE ; CROISSANCE ECONOMIQUE ; TEMPS DE TRAVAIL |
Résumé : |
La comparaison des marchés du travail montre que le taux de chômage européen n’est pas le résultat d’un fonctionnement différent du marché du travail mais plutôt le résultat de chocs macro-économiques plus importants, notamment après 2011. Le premier facteur de la hausse du chômage européen est la politique fiscale restrictive menée de 2011 à 2014. Ces évolutions moyennes cachent cependant de fortes divergences au sein de la zone euro. Entre 2007 et 2017, le taux de chômage allemand a baissé de quatre points par rapport à la moyenne de la zone euro alors que le taux de chômage espagnol a augmenté de six points.
Le taux de chômage est cependant bien insuffisant pour comparer les marchés du travail : - La part des personnes occupées à temps partiel en Allemagne est supérieure de 10 points à celle observée en Espagne ; - Le temps partiel subi en Italie est supérieur de 9 points à celui de l’Allemagne ; - Le nombre total d’heures travaillées a décru trois fois plus vite en Allemagne qu’en France entre 2007 et 2017 ; - La population active a augmenté de près de 2,7 % en France depuis la crise alors qu’elle n’a augmenté que de 0,8 % en Allemagne et baissé de 3 % en Espagne ; - À ces effets de structure s’ajoute l’évolution des coûts salariaux unitaires au sein de la zone euro. On observe deux périodes : une forte divergence jusqu’en 2008, suivie d’une convergence lente depuis, l’Allemagne gardant des coûts salariaux unitaires encore faibles par rapport à la moyenne de la zone euro. L’Italie, elle, ne montre pas de signes d’une convergence. Cet article conclut donc à la nécessité d’analyser la structure du marché du travail aussi bien que l’évolution des salaires. |
Document Céreq : | Non |
En ligne : | https://www.cairn.info/revue-de-l-ofce-2018-4-page-37.htm |