Résumé :
|
De nombreux lycĂ©ens travaillent tout en suivant leurs Ă©tudes. Pour prendre la mesure de ce phĂ©nomĂšne et identifier les motivations profondes des Ă©lĂšves, l'auteur a menĂ© des enquĂȘtes en Seine-Saint-Denis, sur un Ă©chantillon reprĂ©sentatif de douze lycĂ©es polyvalents. Cette dĂ©marche a Ă©tĂ© complĂ©tĂ©e par des enquĂȘtes et des entretiens approfondis sur une population restreinte de 176 Ă©lĂšves ainsi qu'une comparaison avec un lycĂ©e d'une zone plus favorisĂ©e (dans le dĂ©partement des Yvelines). La prĂ©sentation quasi-exhaustive des rĂ©sultats permet d'apprĂ©cier l'importance de cette dĂ©marche. Les tensions entre autonomie et dĂ©pendance y sont trĂšs prĂ©sentes. Cependant il est clair que l'accĂšs aux Ă©tudes longues des jeunes de milieux populaires constitue un Ă©lĂ©ment dĂ©terminant. L'auteur met aussi en relief le rĂŽle de ces "petits boulots" dans la prĂ©paration Ă la vie active et prĂ©cise qu'ils constituent un atout pour l'insertion. A l'inverse, il souligne les carences du systĂšme Ă©ducatif qui, en maintenant le plus longtemps possible les jeunes dans une situation de dĂ©pendance, "ne les aide pas Ă se construire une identitĂ©". En conclusion, R. Ballion indique que cette situation de co-existence d'une formation et d'une activitĂ© salariĂ©e pourrait devenir une rĂšgle plutĂŽt qu'une exception.
|