Résumé :
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1968 a laissé apparaître un antagonisme au sein du mouvement ouvrier et une dichotomie grandissante entre l'ancienne et la nouvelle classe ouvrière. La situation de cette nouvelle classe, souvent assimilée à une aristocratie ouvrière et fortement liée aux industries les plus développées, la rend plus apte à saisir les failles de l'organisation capitaliste moderne dont elle travaille à transformer les rapports sociaux existants. Les monographies d'entreprises du secteur industriel, la Caltex ou encore Thomson-Houston, notent que l'apparition de l'automation dans le procès de travail engendrent de nouveaux projets, celui d'une entreprise industrielle moderne, gérée démocratiquement par les producteurs et utilisant les acquis des technologies industrielles pour supprimer la fatigue physique et le travail parcellaire. Apparaît alors, comme à Thomson, un nouveau syndicalisme d'entreprise, une organisation syndicale qui s'organise sur la base de l'entreprise elle-même et dont les revendications sont orientées vers le contrôle technique et économique de sa gestion.
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