Résumé :
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24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, tel est le mot d'ordre du capitalisme contemporain. C'est l'idĂ©al d'une vie sans pause, active Ă toute heure du jour et de la nuit, dans une sorte d'Ă©tat d'insomnie globale. Cet essai expose ce processus du grignotage du temps : oĂč l'on apprend qu'un adulte amĂ©ricain dort aujourd'hui 6h et demie par nuit en moyenne, contre 8 heures pour la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente, et 10 heures au dĂ©but du XXe siĂšcle. Si personne ne peut rĂ©ellement travailler, consommer, jouer, bloguer ou chater en continu 24 heures sur 24, aucun moment de la vie n'est plus dĂ©sormais exempt de telles sollicitations. Cet Ă©tat continuel de frĂ©nĂ©sie connectĂ©e Ă©rode la trame de la vie quotidienne et avec elle, les conditions de l'action politique. Dans cet essai, l'auteur combine rĂ©fĂ©rences philosophiques, analyses de films et dâĆuvres d'art, pour faire un Ă©loge paradoxal du sommeil et du rĂȘve, subversifs dans leurs capacitĂ©s d'arrachement Ă un prĂ©sent engluĂ© dans des routines accĂ©lĂ©rĂ©es. (4Ăšme de couv.)
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