
Titre : | Ségrégation ethnique et ségrégation sociale en quartiers sensibles (2009) |
Auteurs : | Jean-Louis Pan Ke Shon |
Type de document : | Article : texte imprimé |
Dans : | Revue française de sociologie (vol. 50, n° 3, juillet-septembre 2009) |
Article en page(s) : | pp. 451-487 |
Langues: | Français |
Catégories : |
Thésaurus CEREQ DISCRIMINATION RACIALE ; INEGALITE SOCIALE ; MOBILITE GEOGRAPHIQUE ; FRANCE ; PAUVRETE ; ZONE URBAINE SENSIBLE |
Résumé : | À partir de données longitudinales et de l’observation des mobilités résidentielles des résidents des « quartiers sensibles », nous montrons une baisse de la ségrégation d’origine sociale et à l’inverse une hausse de la ségrégation des Africains (du Nord et du Sud) entre 1990 et 1999. Non seulement la mobilité des habitants des quartiers sensibles est importante mais les sortants, Français ou Africains, effectuent majoritairement une mobilité ascendante. Les effectifs des Africains augmentent en quartiers sensibles par l’arrivée d’immigrés récents, dont ces quartiers constituent l’une de leur première étape résidentielle sur le territoire national. Il semble moins s’agir d’autoségrégation que de bénéfice d’une solidarité « au démarrage ». À variables sociodémographiques et au degré de précarité du quartier contrôlés, les Africains sortent plus difficilement des zones sensibles et ont quatre fois plus de risques de s’installer dans les quartiers parmi les plus précarisés par rapport aux Français, suggérant fortement une discrimination ethnique. Ainsi, la ségrégation des Africains en quartiers sensibles s’avère ambiguë, mais néanmoins progresse dans la période. L’utilisation du degré de précarité d’un quartier, approché par son taux de chômage, apporte une dimension supplémentaire dans la compréhension des phénomènes ségrégatifs car il n’est pas indifférent que la ségrégation s’effectue dans les quartiers où la misère est la plus concentrée. |
Document Céreq : | Non |
En ligne : | http://www.cairn.info/revue-francaise-de-sociologie-1-2009-3-page-451.htm |