Résumé :
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En matiĂšre de planification de l'Ă©ducation, les dĂ©cisions politiques passent souvent avant les conseils des planificateurs. Comme le montrent les Ă©tudes de cas concernant le Burkina Faso, la Jordanie, le PĂ©rou et la ThaĂŻlande, c'est le processus de dĂ©cision qui est problĂ©matique, caractĂ©risĂ© par un manque de rationalitĂ©. Quelques orientations peuvent ĂȘtre dĂ©finies pour Ă©viter les dysfonctionnements. Il faut d'abord que la planification s'appuie sur des connaissances solides du contexte international. Les diffĂ©rents scĂ©narios doivent ĂȘtre envisagĂ©s, mĂȘme si la sĂ©lection finale reste du ressort des politiques : il faut que la planification soit faite Ă deux niveaux, local et national, pour impliquer le plus grand nombre d'intĂ©ressĂ©s. Les projets conçus par Ă©tapes seront Ă©galement plus facilement rĂ©ajustables, et auront une durĂ©e de vie plus longue. Enfin, l'Ă©valuation de la politique d'Ă©ducation choisie doit ĂȘtre constante, afin de donner au processus une certaine flexibilitĂ©. Cependant, le dĂ©veloppement de l'Ă©ducation est un problĂšme complexe car il implique un grand nombre de personnes : toute modification ou abandon de sa planification doit se faire de façon rĂ©flĂ©chie et aprĂšs un examen approfondi.
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