Accueil
| Titre : | Filles/Garçons : des inégalités éducatives persistantes |
| in : | |
| Auteurs : | Magali Jaoul-Grammare ; Sophie Richardot |
| Type de document : | document électronique |
| Editeur : | Paris : CNRS Éditions, 2026 |
| Format : | mis en ligne le 18 mars 2026 |
| Langues : | Français |
| Catégories : |
Affiliation Céreq Céreq - Centre associé de StrasbourgThésaurus CEREQ DIVISION SEXUELLE DE LA FORMATION ; EDUCATION ; INEGALITES ; GENRE ; FRANCE ; CHEMINEMENT SCOLAIRE ; DIVISION SEXUELLE DU TRAVAIL ; ETUDE HISTORIQUE ; REUSSITE SCOLAIRE ; ORIENTATION SCOLAIRE-PROFESSIONNELLE ; INSERTION PROFESSIONNELLE |
| Mots-clés : | Mixité |
| Résumé : | Aujourd’hui encore, filles et garçons suivent des parcours scolaires clairement différenciés. Si les premières réussissent globalement mieux à l’école, cette réussite est en trompe-l’œil puisqu’elles s’orientent vers un nombre plus limité de filières et n’ont pas, à diplôme équivalent, des conditions égales d’accès à l’emploi, aux carrières professionnelles et aux rémunérations. De leur côté, les garçons sont plus souvent orientés en filière professionnelle ou technologique, éprouvent davantage de difficultés à lire et obtiennent de moins bons résultats. Comment expliquer la persistance de ces différences ? D’où proviennent-elles ? Quel rôle joue l’éducation dans la perpétuation de ces inégalités ? Comment lutter contre celles-ci et promouvoir une éducation égalitaire ? Cette contribution s’attache à répondre à ces questions en retraçant, tout d’abord, l’histoire des inégalités éducatives et les transformations sociales qui l’ont accompagnée depuis deux siècles. Elle s’intéresse ainsi, dans une première partie, à la lente prise en considération de l’instruction des filles par les gouvernements successifs au cours du XIXe siècle, et montre comment divers événements économiques et sociaux ont participé à la généralisation progressive de la mixité au sein du système éducatif. Le XXe siècle constitue un tournant avec une fin de siècle marquée par la volonté de promouvoir une meilleure égalité entre les deux sexes. Pour autant, malgré une baisse significative des inégalités à l’école, il apparaît qu’un système plus subtil, mais profondément enraciné, continue de perpétuer la domination masculine (Sicard et al., 2021). Dans une deuxième partie, nous proposons un état des lieux de ces inégalités persistantes « paradoxales » puisque ce sont les filles qui, à la fois, réussissent le mieux et en tirent le moins profit. Pour en rendre compte, nous nous intéressons à la manière dont ces inégalités se forment et perdurent, en montrant comment la socialisation différenciée s’opère dans tous les lieux où les enfants grandissent, mais aussi à travers les objets les concernant, la publicité, les biens culturels ou les biens scolaires. La troisième partie explore les mécanismes psychosociaux à l’œuvre dans la production de ces inégalités. Nous verrons comment les préjugés sexistes et les stéréotypes affectent aussi bien les situations d’apprentissage que les parcours scolaires et professionnels. Enfin, nous nous interrogerons sur le rôle, ambigu, de la mixité comme vecteur d’égalité avant de présenter les propositions et les actions susceptibles de contribuer à promouvoir une égalité réelle entre les sexes. |
| Document Céreq : | Non |
| n° fiche programme : | 108 |
| En ligne : | https://doi.org/10.4000/15wfj |





