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| Titre : | Rapport final de recherche COVICARE- Perspectives comparées des effets du COVID-19 sur les politiques et les professionnels du care auprès des personnes âgées en perte d’autonomie à domicile COVICARE - 2021 |
| Auteurs : | Clémence Ledoux ; Marie Cartier ; Pascal Caillaud ; Annie Dussuet ; Marion Gaboriau ; Chiara Giordano ; Virginie Guiraudon ; Eve Meuret-Campfort |
| Type de document : | document électronique |
| Editeur : | Paris : IRESP - Institut de la Recherche en Santé Publique, 2025 |
| Format : | 217 p |
| Langues: | Français |
| Catégories : |
Affiliation Céreq Céreq - Centre associé de NantesThésaurus CEREQ CRISE SANITAIRE ; AIDE A DOMICILE ; CARE ; TROISIEME AGE ; RAPPORT ; FRANCE ; ROYAUME UNI ; COMPARAISON INTERNATIONALE ; CONDITION DE TRAVAIL ; ALLEMAGNE ; ITALIE ; BELGIQUE ; POLITIQUE SOCIALE ; SYNDICALISME PATRONAL |
| Mots-clés: | Covid-19 |
| Résumé : |
Quels ont été les effets du COVID-19 sur le secteur de l’aide à domicile ? COVICARE a étudié l’action publique en direction du secteur de l’aide à domicile auprès des personnes âgées dans une perspective comparative, en articulant une perspective « par le haut » (acteurs publics, partenaires sociaux nationaux…) et « par le bas » (sociologie des destinataires de cette action : travailleuses et personnes âgées). Il s’est agi premièrement de comprendre comment les contextes institutionnels et les systèmes d’acteurs existants dans cinq pays très différents (Allemagne, Belgique, Italie, France et Royaume Uni) ont pu déterminer les réponses apportées par les acteurs nationaux et locaux aux problèmes rencontrés dans ce secteur. Et deuxièmement, comment, en France, les personnes âgées en perte d’autonomie à domicile et les aidantes professionnelles se sont approprié les divers instruments déployés et ont vécu la période pandémique.
Une première partie du projet s’est centrée sur le cas français, en articulant enquête qualitative par entretiens et analyse documentaire, nationale et locale. Une deuxième partie a été consacrée à l’analyse comparative de la situation dans les quatre autres pays étudiés : Allemagne, Belgique, Italie, Royaume-Uni (en particulier l’Angleterre), en s’appuyant sur des ressources documentaires et en effectuant une série d’entretiens dans les pays concernés. Le projet souligne que les structures institutionnelles préexistantes ont largement influencé l’action publique pendant la pandémie. Il montre comment les organisations du secteur se sont mobilisées auprès des différents États européens pour obtenir des dispositifs de protection aboutissant au constat que cette action a été plus fructueuse dans les pays où ces acteurs étaient déjà reconnus avant la crise (Belgique et France). Dans ces pays, l’action publique pandémique n’a pas été si verticale. Du point de vue des destinataires de l’action publique, l’enquête montre que dans les premières semaines de la pandémie, les aides à domicile ont majoritairement continué à travailler : moins qu’une contrainte venue de leur hiérarchie, leurs récits attestent plutôt d’une volonté de maintenir l'accompagnement des bénéficiaires et leur activité professionnelle plutôt que de rester confinées. Les conditions dans lesquelles s’exerce le travail au sein des domiciles privés ont rendu difficile l’application des protocoles sanitaires prévus pour l’espace public. Les personnes âgées qui semblent avoir le plus souffert de la pandémie et des confinements ont été les personnes âgées les moins dépendantes dont la vie sociale a été particulièrement affectée. Les inégalités sociales préexistantes entre les personnes âgées se sont parfois réactualisées mais elles ont pu aussi se voir déjouées, l’effet de la position résidentielle neutralisant par exemple l’effet de la classe sociale. La recherche montre également les incertitudes générées par la crise, comme celle du régime applicable aux résidences services. Il souligne l’écart entre les dispositifs de reconnaissance introduits en France telle la prime Covid et leur perception par les aides à domicile : arrivés trop tard, insuffisants, opaques, ils ont parfois eu pour effet de diviser les collectifs de travail. La recherche montre que la crise pandémique a suscité l’expression des aides à domicile dans l’espace public via de nouveaux collectifs mobilisés sur les réseaux sociaux. Ceux-ci n’ont pas toujours eu des relations simples avec les syndicats au moment où ces derniers s’engageaient dans un travail de terrain très intense mais peu visible face à toutes les questions des salariées. |
| Document Céreq : | Non |
| n° fiche programme : | 914 |
| En ligne : | https://hal.science/hal-05435299 |
Documents numériques (1)
Caillaud-2025-COVICARE-rapport-scientifique-final_COVICARE_HAL-1.pdf Adobe Acrobat PDF |





